La qualité des IRM cérébrales au cœur d’une avancée scientifique portée par la HES-SO Valais-Wallis Institut Informatique

25.06.2026
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Publié dans Nature Protocols, ce travail co-réalisé par le Prof. Dr Oscar Esteban, Ph.D. propose une méthode standardisée pour évaluer la qualité des images IRM cérébrales grâce au logiciel MRIQC. Une avancée importante pour améliorer la fiabilité des analyses médicales et scientifiques tout en facilitant le travail des spécialistes.

Les examens IRM jouent un rôle central dans le diagnostic médical et la recherche en neurosciences. Pourtant, toutes les images obtenues ne sont pas exploitables. Mouvements involontaires, perturbations techniques ou défauts de reconstruction peuvent altérer la qualité des scans et compliquer l’interprétation des résultats.

C’est sur cette problématique que travaille le Prof. Dr Oscar Esteban, de la HES-SO Valais-Wallis Institut Informatique, co-auteur d’une étude publiée dans Nature Protocols.

Cette publication propose une méthodologie complète pour évaluer et contrôler la qualité des images IRM du cerveau grâce au logiciel MRIQC, une solution développée pour détecter rapidement les anomalies présentes dans les examens avant leur analyse médicale ou scientifique.

Un enjeu essentiel pour la fiabilité des résultats

Les chercheurs rappellent qu’une image IRM de mauvaise qualité peut fausser les analyses et augmenter artificiellement la variabilité des résultats. Dans certains cas, des artefacts ou des pertes de signal peuvent même masquer certaines informations importantes.

L’étude décrit ainsi un protocole permettant de standardiser le contrôle qualité des IRM cérébrales, qu’il s’agisse d’images anatomiques, fonctionnelles ou de diffusion.

Grâce aux rapports générés par MRIQC, les équipes médicales et scientifiques peuvent identifier plus rapidement :

  • les artefacts liés aux mouvements ;
  • les défauts de reconstruction ;
  • les distorsions d’image ;
  • les pertes de signal ;
  • les anomalies techniques pouvant compromettre l’analyse des données.

Cette avancée scientifique s’inscrit une fois de plus dans le dynamisme de l’écosystème valaisan de l’innovation en santé et met en valeur le savoir-faire de la HES-SO Valais-Wallis Institut Informatique sur des enjeux de pointe liés à l’imagerie médicale.

Un gain de temps pour les équipes médicales et les patients

L’un des objectifs du protocole est aussi de simplifier le travail des spécialistes en proposant des outils visuels et standardisés pour évaluer les examens.

Cette approche permet de limiter les erreurs d’interprétation, mais aussi d’éviter certaines répétitions d’examens, souvent longues et inconfortables pour les patientes et patients.

Les auteurs soulignent également qu’un contrôle qualité effectué dès l’acquisition des données permet de détecter rapidement des problèmes techniques persistants sur les scanners IRM avant qu’ils n’impactent un grand nombre d’examens.

Vers des standards plus fiables en imagerie médicale

Alors que les volumes de données médicales ne cessent d’augmenter, la question de la qualité des images devient un enjeu majeur pour la recherche clinique et les soins.

Le protocole présenté dans Nature Protocols constitue une étape importante vers des pratiques plus harmonisées et des résultats plus fiables, aussi bien pour les chercheurs que pour les professionnels de santé.

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