Succès pour la 8e édition des Valais/Wallis AI Workshops !

Ambiance

Organisé par la HES-SO Valais/Wallis et l’Institut de recherche Idiap, basé à Martigny, l’événement Valais/Wallis AI Workshops a rassemblé quelques 70 acteurs du domaine de l’intelligence artificielle, au Swiss Digital Center, à Sierre. Pour sa 8e édition, le programme fût riche en présentations de travaux de recherche, tirant partie des données biologiques et médicales, pour résoudre des problèmes liés à la santé, dont deux conférences invitées de haut vol du CHUV/UNIL et de l’Hôpital du Valais.

Une reprise attendue des échanges entre professionnels !

Organisé chaque année sur des thématiques différentes, l’événement Valais/Wallis AI Workshops a pour objectif de réunir des chercheurs de l’Institut de recherche Idiap, de la HES-SO Valais-Wallis, de l’EPFL Valais et d’autres institutions, actives dans le domaine de l’intelligence artificielle appliquée à la sécurité, la santé ou l’énergie. Le but : stimuler les collaborations entre les institutions de recherche valaisannes.

Avec une participation record de quelque 70 experts actifs dans la recherche, la santé et les nouvelles technologies, cette 8e édition marque également une reprise attendue des échanges en présentiel entre les acteurs de l’écosystème, après deux ans de pause, liée à la pandémie.

L’usage de l’IA en routine clinique : défis et opportunités

Présentées par Igor Letovanec, Médecin Chef de service de l’Histopathologie de l’Hôpital du Valais et Meritxell Bach Cuadra, maître d’enseignement et chercheuse senior du Center for Biomedical Imaging de l’UNIL et du CHUV (CIBM), deux conférences invitées ont souligné le thème central de cette matinée : les modèles d’apprentissage automatique (ML) et profond (deep-learning) atteignent désormais des performances proches de celles de l’homme dans la classification et l’analyse de la neuro-imagerie. Leur adoption en clinique reste toutefois un défi au vu du manque de transparence dans l’interprétabilité des données et des décisions algorithmiques.

Meritxell Bach Cuadra , maître d’enseignement et chercheuse senior du Center for Biomedical Imaging de l’UNIL et du CHUV (CIBM)

Les coûts d’infrastructures, le stockage des données, l’évolution des régulations européennes et américaines, la définition de critères d’acceptance et de responsabilité (qui de la technologie ou de l’utilisateur est responsable et de quoi ?), mais également l’accompagnement vers l’adoption des outils et nouveaux processus sont les principaux défis mis en exergue par le Dr Letovanec.

Igor Letovanec, pathologiste de l’ICH (Hôpital du Valais)

Néanmoins, les opportunités qu’offre l’Intelligence Artificielle en termes de capacité de traitement de données et de partage d’opinions, d’automatisation, d’accès à distance en simultané et de soutien à l’expertise du corps médical avec une meilleure information pour des diagnostics plus précis, la rende incontournable dans le secteur de la santé. Le Dr Letovanec rappelle par ailleurs que l’usage de l’IA ne remplace pas le travail du pathologiste, mais amène des étapes supplémentaires automatisées qui sécurisent la prise en charge du patient.

La confiance se gagne avec le temps

Parmi les travaux de recherche présentés, la HES-SO Valais/Wallis a présenté solutions appliquées, portant sur la réduction de la nécessité d’annotations manuelles lors de l’extraction de données multimodales ou encore le développement de systèmes d’aide pour soutenir la prise de décision clinique contribuant à des décisions de traitement optimales pour les survivant-e-s du cancer du sein et de la prostate

Les chercheurs de l’Idiap ont, quant à eux, présenté leurs travaux menés notamment sur la création de nouveaux algorithmes en application clinique pour détecter les problèmes d’expression ou d’audition et d’exploitation de modèles cognitifs servant à améliorer l’analyse automatisée du langage.

La confiance dans les résultats produits par l’intelligence artificielle et leur interprétabilité ont été au cœur des échanges entre les participants.

Les deux intervenants rappellent le temps d’évolution qu’il a fallu dans leurs disciplines respectives. Pour exemple : 400 ans ont été nécessaires pour passer du microscope au scanner digital. L’utilisation de l’IA en routine clinique n’y fait pas exception. Ils espèrent cependant que le futur sera néanmoins plus proche.

Focus sur l’ICH

L’ICH de l’Hôpital du Valais est l’un des départements les plus importants dans l’analyse de coupes de tissues, avec quelques 350’000 coupes par an. Cela représente un volume deux fois plus important que les HUG qui sont l’institution hospitalière la plus avancée de Suisse dans la digitalisation d’analyses de coupes, puisque 100 % digitalisée. Lors de cette 8e édition du Valais/Wallis AI Workshops, Igor Letovanec, chef de service au sein de l’Hôpital du Valais a présenté le passage d’un processus traditionnel d’analyse à une version digitalisée avec ces avantages et inconvénients.

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