Quel est l’impact du coronavirus sur la santé globale de la population ?

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Initié par la Fondation SSPH+ (Swiss School of Public Health), le projet de recherche national Corona Immunitas cherche à savoir quelle est la proportion de la population qui a été infectée par le coronavirus. Les chercheurs vont examiner dans un échantillon de la population si elles ont produit des anticorps après une infection contre le coronavirus, pendant combien de temps sont-elles protégée et est-ce que ces anticorps vont les protéger pour toute leur vie. 

C’est de ces questionnements que découle le projet de recherche Corona Immunitas. La recherche va analyser tout un éventail d’échantillons de sang pour savoir si les individus ont des anticorps dans leur sang. Puis, cette analyse sera extrapolée à toute la population et déterminera quelle proportion de la population en Suisse a été infectée par le virus. Les chercheurs vont également analyser quel est l’impact de la pandémie et de toute la crise sanitaire sur la santé globale de la population en Suisse.

Un projet d’envergure nationale

Le programme national de recherche, Corona Immunitas, implique 11 universités et instituts répartis dans toute la Suisse. Les différentes universités font toutes des recherches sur la réponse immunitaire du corps humain et non sur le virus lui-même. Au total, Corona Immunitas dispose de plus de 40 études individuelles qui traitent d’un large éventail de questions sur les effets du nouveau coronavirus. Les études individuelles diffèrent dans leurs orientations. Par exemple, une distinction est faite dans l’âge de la population et selon le groupe professionnel ou à risque. Il s’agit d’examiner dans quelle mesure un groupe professionnel spécifique a été protégé ou combien d’enfants d’une classe d’école ont été en contact avec le virus.

Corona Immunitas a déjà inclus plus de 30’000 participants, provenant detoute la Suisse. Environ 1/3 d’entre eux ont non seulement donné leur sang pour les tests d’anticorps, mais ont aussi rempli des questionnaires hebdomadaires et mensuels sur leurs comportements et leur santé mentale. Il est ainsi possible d’étudier l’influence du virus sur leur santé au quotidien. Tous les centres de recherche utilisent le même test d’anticorps. Ils peuvent donc évaluer et résumer de manière anonyme les données recueillies, à partir des résultats des 30’000 personnes testées.

L’OVS chapeaute la partie valaisanne de la recherche

Dans le canton du Valais, l’étude est réalisée par l’Observatoire valaisan de la santé (OVS) sur mandat du Département de la santé, des affaires sociales et de la culture. L’OVS collabore avec Promotion Santé Valais, dont le personnel réalise les prises de sang et avec le laboratoire de l’Institut Central des Hôpitaux qui assure le traitement et la conservation des échantillons sanguins. L’OVS collabore également avec l’École suisse de santé publique (Swiss School of Public Health, SSPH+) qui assure la conduite du programme national Corona Immunitas.

Dans le cadre de ce programme, SSPH+ met à disposition une plateforme informatique pour enregistrer les résultats des études réalisées dans les différents cantons et prend en charge le coût des tests sanguins (mesures des anticorps) qui sont réalisés par le CHUV.

L’objectif est d’évaluer comment l’immunité contre le virus SAR-CoV-2, responsable de l’épidémie de COVID-19, s’est développée au sein de la population en Valais, âgée de 20 ans et plus, que ce soit suite à une infection liée à ce virus ou suite à la vaccination.

L’OVS mesure cette immunité à travers des tests sérologiques permettant de détecter la présence d’anticorps anti-SARS-CoV-2 dans le sang d’un échantillon représentatif de personnes résidant dans le canton. L’OVS recueille également des informations sur l’état de santé, sur les infections au coronavirus, sur la vaccination et sur l’impact de l’épidémie sur la population.

Des résultats révélateurs

Selon les premiers résultats de l’étude, en Valais, près de 9 personnes sur 10, âgées de 20 ans et plus, avaient des anticorps en fin d’année 2021. Cette proportion était plus élevée chez les 65 ans et plus que chez les 20-64 ans. Elle était également nettement plus élevée chez les personnes vaccinées contre le coronavirus que chez les non-vaccinées. Ces proportions de la population avec des anticorps sont probablement plus élevées actuellement. En effet, depuis que cette étude a été réalisée, la proportion de la population vaccinée a augmenté et la proportion de personnes infectées également, en particulier avec l’apparition du variant Omicron.

L’étude Corona Immunitas Valais/Wallis se poursuit. D’autres aspects liés à la pandémie de COVID-19 seront analysés et feront l’objet de prochains résultats.  

>> Pour plus d’informations concernant cette étude : Étude Corona Immunitas Valais/Wallis : sérologie Prévalence d’anticorps contre le coronavirus SARS-CoV2 dans la population en Valais Maladies infectieuses,Vaccination (ovs.ch)

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